Action Vivre Ensemble http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/ Rue du Gouvernement Provisoire 32 1000 Bruxelles T. : 02 227 66 80 Horaires d'accueil, présentiel et téléphonique : lundi à vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30 Numéro d'entreprise : BE 0468.058.256 fr SPIP - www.spip.net Action Vivre Ensemble http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L144xH32/siteon0-95e70.png?1751557328 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/ 32 144 Notre compagnon de route Jacques Liesenborghs nous a quitté http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3216 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3216 2023-02-20T08:59:00Z text/html fr agnez Hommage Action Vivre Ensemble Entraide et Fraternité <p>C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris ce weekend la disparition de Jacques Liesenborghs. Il était le relais belge de Mojoca, soutenu par Entraide et Fraternité. <br class='autobr' /> Enseignant (on lui devait la "révolution soixante-huitarde" qui a défrayé la chronique au Collège Cardinal Mercier à Braine-l'Alleud), sénateur et député Ecolo, engagé dans de nombreuses causes, Jacques Liesenborghs était un fidèle d'Entraide et Fraternité dont il avait été administrateur mais aussi par les relations que nous (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot550" rel="tag">Hommage</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot689" rel="tag">Action Vivre Ensemble</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot790" rel="tag">Entraide et Fraternité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L121xH150/arton3216-11615.jpg?1751557328' width='121' height='150' onmouseover="this.src='local/cache-vignettes/L150xH100/artoff3216-a4b76.jpg?1680786579'" onmouseout="this.src='local/cache-vignettes/L121xH150/arton3216-11615.jpg?1751557328'" /> <div class='rss_chapo'><p>C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris ce weekend la disparition de Jacques Liesenborghs. Il était le relais belge de Mojoca, soutenu par Entraide et Fraternité.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Enseignant (on lui devait la "révolution soixante-huitarde" qui a défrayé la chronique au Collège Cardinal Mercier à Braine-l'Alleud), sénateur et député Ecolo, engagé dans de nombreuses causes, Jacques Liesenborghs était un fidèle d'Entraide et Fraternité dont il avait été administrateur mais aussi par les relations que nous entretenions au travers du soutien à l'association Mojoca créée au Guatemala par Gérard Lutte afin d'aider les enfants de la rue.</p> <p>Il venait de postfacer avec enthousiasme la <a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3214' class='spip_in'>dernière étude</a> publiée par Action Vivre Ensemble consacré à l'accueil des migrants : "Un travail bien charpenté qui n'évite pas les questions difficiles et met en valeur les gestes de solidarité, individuels et<br class='autobr' /> collectifs. De toutes celles et de tous ceux qui n'ont pas peur<br class='autobr' /> de s'engager, loin de l'indifférence et du fatalisme." Ceci est le testament qu'il nous laisse.</p> <p>Entraide et Fraternité et Action Vivre Ensemble présentent leurs plus sincères condoléances à toute la famille, tous les amis, tous les compagnons de route de Jacques Liesenborghs, ainsi qu'à l'association Mojoca.</p></div> Permanence service donateurs et donatrices http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3211 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3211 2022-12-21T09:56:17Z text/html fr agnez don <p>Nos bureaux seront fermés la semaine du 26/12 et jusqu'au 30/12 inclus. <br class='autobr' /> Contactez-nous par téléphone 02 227 67 09 ou par email dons@vivre-ensemble.be.</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot406" rel="tag">don</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3211-8f7de.jpg?1751557328' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Nos bureaux seront fermés la semaine du 26/12 et jusqu'au 30/12 inclus.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Contactez-nous par téléphone 02 227 67 09 ou par email <a href="mailto:dons@vivre-ensemble.be" class='spip_mail'>dons@vivre-ensemble.be</a>.</p></div> Parcours citoyen à Verviers http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3210 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3210 2022-12-12T13:36:45Z text/html fr agnez Liège Marche / pèlerinage / balade Echos des activités campagne de l'avent 2022 <p>À la rencontre des associations soutenues par la campagne d'Avent d'Action Vivre Ensemble <br class='autobr' /> La campagne d'Action Vivre Ensemble bat son plein. A Verviers, ce 8 décembre, les bénévoles d'Action Vivre Ensemble ont organisé un parcours citoyen à la rencontre d'associations soutenues dans le cadre de l'action de lutte contre la pauvreté organisée durant l'Avent. <br class='autobr' /> Une trentaine de participants, où l'équipe décanale était venue en nombre, se sont rendus à Croq'espace en Gérardchamps, à l'école de devoirs « (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot11" rel="tag">Liège</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot646" rel="tag">Marche / pèlerinage / balade</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot803" rel="tag">Echos des activités</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot814" rel="tag">campagne de l'avent 2022</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH101/arton3210-91b6b.jpg?1751557328' width='150' height='101' /> <div class='rss_chapo'><p>À la rencontre des associations soutenues par la campagne d'Avent d'Action Vivre Ensemble</p></div> <div class='rss_texte'><p>La campagne d'Action Vivre Ensemble bat son plein. A Verviers, ce 8 décembre, les bénévoles d'Action Vivre Ensemble ont organisé un parcours citoyen à la rencontre d'associations soutenues dans le cadre de l'action de lutte contre la pauvreté organisée durant l'Avent.</p> <p>Une trentaine de participants, où l'équipe décanale était venue en nombre, se sont rendus à Croq'espace en Gérardchamps, à l'école de devoirs « Éducation pour Tous » en Hodimont, au Mouvement Personne d'Abord en Centre-ville. Nous avons terminé notre périple à la Maison de Jeunes des Récollets où nous ont rejoint des représentants de la Voix des sans Papiers et la Belle Diversité.</p> <p>Tenter d'éviter l'exclusion sociale des plus fragiles, c'est le point commun des structures rencontrées lors de cette balade. Nous faisons le tour des associations qui sont soutenues cette année-ci par l'Action Vivre Ensemble. Cela permet au public d'aller à la rencontre de celles et ceux à qui va l'argent collecté, et aux associations de se rendre compte qu'elles font partie d'un réseau.</p> <p>Nourrir la « Faim de Justice sociale », au-delà de la seule aide humanitaire, c'est un engagement pour transformer les structures politiques et sociales. « Quand quelqu'un a faim, il faut d'abord lui donner à manger avant de discuter. Mais en venant dans des associations comme celles-ci, on voit qu'il y a encore tout un travail sur le fond qui peut se faire pour aider les gens à se réinsérer, à retrouver le chemin vers l'emploi et donc ne plus dépendre d'une simple aide de distribution », conclut Jean-René Thonard, membre du groupe local Action Vivre Ensemble.</p> <p>N'hésitez pas à <a href="https://www.vedia.be/www/video/info/quot-action-vivre-ensemble-quot-soutient-la-reinsertion-des-personnes-precarisees-a-verviers_110093.html" class='spip_out' rel='external'>consulter cet excellent reportage de la télévision locale Vedia</a> qui relate ce moment.</p> <p>Francis Heeren</p> <p><span class='spip_document_4279 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L500xH334/img-18-b1561.jpg?1751557329' width='500' height='334' alt="" /></span></p></div> Agissez contre la précarité alimentaire, faites un don défiscalisé http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3209 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3209 2022-12-12T10:57:31Z text/html fr agnez Alimentation Mgr Jean-Pierre Delville campagne de l'avent 2022 COFAMON <p>« Veillez donc ! […] Tenez-vous prêts ! (Mt 24, 42 et 44) » : cet appel à la compassion est le sens de la liturgie du premier dimanche de l'Avent. <br class='autobr' /> Sortons de l'indifférence, comme Jésus nous y invite. Soyons sensibles au désespoir de celles et ceux qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. À l'image d'Isabelle, institutrice maternelle, qui élève seule ses trois enfants en bas âge. « La vie est devenue tellement chère que je ne m'en sors plus. C'est un combat de tous les jours » raconte cette maman (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot583" rel="tag">Mgr Jean-Pierre Delville</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot814" rel="tag">campagne de l'avent 2022</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot817" rel="tag">COFAMON</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3209-f7182.jpg?1751557329' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>« Veillez donc ! […] Tenez-vous prêts ! (Mt 24, 42 et 44) » : cet appel à la compassion est le sens de la liturgie du premier dimanche de l'Avent.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Sortons de l'indifférence, comme Jésus nous y invite. Soyons sensibles au désespoir de celles et ceux qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. À l'image d'Isabelle, institutrice maternelle, qui élève seule ses trois enfants en bas âge. « La vie est devenue tellement chère que je ne m'en sors plus. C'est un combat de tous les jours » raconte cette maman aujourd'hui en grande difficulté à cause de la crise énergétique et de l'inflation galopante. « La viande, on l'oublie, mais même le prix des fruits et des légumes explose. Sans les colis alimentaires que je reçois chaque mois de l'association COFAMON, je devrais faire des pâtes tous les jours… »</p> <p>En Belgique, 1 personne sur 5 a besoin de l'aide alimentaire pour se nourrir Comme 600.000 autres personnes en Belgique, Isabelle et ses enfants doivent faire face à une terrible précarité alimentaire. Cette précarité alimentaire, qui ne se limite pas au fait de pouvoir se nourrir en suffisance mais touche également la question des choix alimentaires et l'accès à une alimentation de qualité, est loin d'être isolée. Elle est intimement liée à d'autres précarités : financière, en matière de logement, d'énergie et bien d'autres.</p> <p>En effet, si l'aide alimentaire constitue un secours indispensable pour permettre à chacun et chacune de s'alimenter, elle reste une solution à court terme et est le symptôme d'un système global marqué par de profondes injustices sociales et d'inégales répartitions des richesses. Action Vivre Ensemble soutient cette année 109 projets de lutte contre la pauvreté. Parmi les projets soutenus, certains agissent contre la précarité alimentaire. En Belgique, ce mal concerne une personne sur cinq. Il reflète l'appauvrissement d'une partie croissante de la population.</p> <blockquote class="center"><br class='autobr' /> « Je suis infirmière. Je me suis retrouvée ici à l'issue d'un divorce rapide et violent. Je viens ponctuellement. Je ramène de la nourriture et des couettes, ça me permet de ne pas allumer tout le temps le chauffage. »<br class='autobr' /> <div class="spip spip-block-right" style="text-align:right;">Irène, maman célibataire soutenue par COFAMON</div> <p><br class='autobr' /></p> </blockquote><h3 class="spip">Face à la flambée des prix des aliments de première nécessité, nous avons besoin de votre soutien immédiat pour agir.</h3> <p>Pouvoir manger à sa faim sans devoir quémander et renoncer ainsi à sa dignité : n'est-ce pas là un message fort à faire entendre en ce moment privilégié, pour nous chrétiens et chrétiennes, en ce temps de l'Avent ? Comme le rappelle Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège et évêque référendaire pour Action Vivre Ensemble, « la grâce que donne Jésus à l'humanité est celle d'une conscience de la dignité universelle de l'être humain. »</p> <div class="row"> <div class="columns small-12 small-centered large-6"> <a class="button center alert" style="display:block;" href="https://jedonne-vivre-ensemble.iraiser.eu/a?cid=14&lang=fr_FR"> JE FAIS UN DON </a> </div> </div> <p>De tout cœur, nous vous remercions pour votre générosité et d'entendre notre appel à la solidarité.</p></div> Campagne de l'avent http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3207 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3207 2022-12-07T14:30:24Z text/html fr Valérie Martin <p>Jean-Claude Brau – formateur au Cefoc – a accepté de relire notre étude de campagne « l'alimentation, un panier d'émotions » avec le souci du terrain et des personnes que nous lui connaissons. Jean-Claude nous a sensibilisés, entre autres, à la façon dont la nourriture habite nos imaginaires et constitue un enjeu collectif et politique, en particulier pour les personnes précarisées. Un moment très riche et passionnant qui a bien mis en lumière les nombreuses facettes de l'alimentation dans notre société. (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH113/arton3207-bff98.jpg?1751557329' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p>Jean-Claude Brau – formateur au Cefoc – a accepté de relire notre étude de campagne « <a href="https://vivre-ensemble.be/IMG/pdf/etude-aide-alimentaire_avent2022_action-vivre-ensemble.pdf" class='spip_out' rel='external'>l'alimentation, un panier d'émotions</a> » avec le souci du terrain et des personnes que nous lui connaissons. Jean-Claude nous a sensibilisés, entre autres, à la façon dont la nourriture habite nos imaginaires et constitue un enjeu collectif et politique, en particulier pour les personnes précarisées. Un moment très riche et passionnant qui a bien mis en lumière les nombreuses facettes de l'alimentation dans notre société. Un tout grand merci à lui pour cette riche collaboration.</p> <p>Après quoi deux associations soutenues cette année – Coquelicot et Cinex – ont fait écho au thème de l'alimentation dans leurs missions quotidiennes : projet potager du quartier St Nicolas, ateliers cuisine, « p'tit kawa » du mercredi, petit-déjeuner de rentrée, école des devoirs…la nourriture est partout présente dans leurs missions. Et bien-sûr le projet « roulote » – initié en 2017 – devenu le projet « local partagé et co-géré » soutenu par AVE sur trois ans et destiné à transformer la salle Ponty (Cinex) en espace d'accueil et de rencontre ouvert à tous les acteurs et habitants du quartier. Le projet est coordonné par [<a href="https://vivre-ensemble.be/coquelicot-cinex" class='spip_out' rel='external'>asbl Coquelicot.</a><br class='autobr' /> Un temps d'échange fort intéressant a brassé de nombreux enjeux liés à la vie dans le quartier st Nicolas : réhabilitation, partenariats, liens avec la ville, santé et pauvreté, identité, internationalité… De l'avis unanime, les associations du quartier font un boulot remarquable depuis de nombreuses années déjà !</p></div> Le « social truck » du Cercle à la rencontre du public précarisé http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3201 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3201 2022-12-01T11:00:00Z text/html fr agnez Namur Jeunes Précarité Cohésion sociale <p>À Ciney, l'AMO Le Cercle vient d'inaugurer avec le soutien d'Action Vivre Ensemble le premier bureau d'aide à la jeunesse itinérant de Belgique. <br class='autobr' /> « Tout ce que fait l'AMO dans ses bureaux, nous le faisons dans une camionnette transformée en bureau itinérant », résume Laurence Verdeur, directrice du Cercle, à Ciney. Cela fait 30 ans que l'AMO (Action en milieu ouvert) namuroise travaille sur les communes de Ciney, Hamois, Havelange et Somme-Leuze. Loin des clichés, les communes rurales sont au moins aussi (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot13" rel="tag">Namur</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot279" rel="tag">Jeunes</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot317" rel="tag">Précarité</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot354" rel="tag">Cohésion sociale</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH101/arton3201-c0d06.jpg?1751557329' width='150' height='101' /> <div class='rss_chapo'><p>À Ciney, l'AMO Le Cercle vient d'inaugurer avec le soutien d'Action Vivre Ensemble le premier bureau d'aide à la jeunesse itinérant de Belgique.</p></div> <div class='rss_texte'><p>« Tout ce que fait l'AMO dans ses bureaux, nous le faisons dans une camionnette transformée en bureau itinérant », résume Laurence Verdeur, directrice du <a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article1745' class='spip_in'>Cercle, à Ciney</a>. Cela fait 30 ans que l'AMO (Action en milieu ouvert) namuroise travaille sur les communes de Ciney, Hamois, Havelange et Somme-Leuze. Loin des clichés, les communes rurales sont au moins aussi touchées par la précarité que les grandes villes. Mais s'y ajoute un autre obstacle encore : l'isolement.</p> <p>« Une AMO bruxelloise trouve son public en sortant dans la rue ; mais, dans nos communes, la précarité est plus cachée, au fin fond des villages. Il n'y a plus de gare, pas de services de proximité, il y a deux bus par jour : ces gens ne peuvent même pas se déplacer pour venir dans nos bureaux, même pour venir chercher chez nous 2 kg de pâtes pour finir le mois. Nos bureaux de Ciney ne répondent pas aux besoins. Une AMO doit rencontrer les publics, dans les villages, dans les cités sociales. C'est pourquoi nous avons créé ce bureau mobile. Nous sommes aidés par Action Vivre Ensemble mais nous n'avons pas de subside public : l'idée est de montrer d'abord que cela fonctionne avant de demander la création d'une antenne mobile. »</p> <p>Pour ce faire, Le Cercle a transformé une camionnette offerte par Cap 48 en véritable bureau. « Dans un premier temps, nous allons nous greffer à des moments connus des gens, le marché, une distribution de colis alimentaires par le CPAS ou les Restos du cœur, des endroits où nous pourrons rencontrer un public qui ne nous connaît pas. On peut aussi se déplacer à la demande. Actuellement, on fait le tour des besoins des communes. On va aller sonner aux portes », dit Laurence Verdeur.<br class='autobr' /> Le public d'une AMO, ce sont les jeunes jusqu'à 22 ans et leurs parents, c'est donc très large. « Nombre d'entre eux sortent d'institutions, ils ne sont pas armés pour se débrouiller. Pour les gens qui vivent dans la précarité, écrire ou comprendre un courrier administratif n'est pas aisé. Pour beaucoup de gens, c'est un casse-tête de remplir les formulaires d'allocations familiales, sans parler de la fracture numérique. Depuis le Covid, le CPAS, les mutuelles, les banques, les syndicats ont fermés leurs permanences. Il n'y a que nous et c'est pourquoi nous devons aller chez les gens puisqu'eux ne peuvent arriver chez nous. »</p> <p>Le Cercle décline un autre projet, une yourte d'accrochage scolaire pour les jeunes (14-20 ans) en décrochage scolaire : ils y passent une semaine hors du temps scolaire à réfléchir à leur scolarité, leur orientation et leur bien-être à l'école.</p></div> Au-delà de l'aide alimentaire http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3199 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3199 2022-11-29T10:12:00Z text/html fr agnez Bruxelles Cohésion sociale Alimentation <p>À la paroisse Sainte-Cécile, l'entraide prend tout son sens <br class='autobr' /> Au cœur des habitations sociales de la petite commune bruxelloise de Ganshoren, un de celles qui comptent le plus de logements sociaux dans la Région, l'Entraide Sainte-Cécile veut, au-delà de l'aide alimentaire, nourrir aussi le lien social de la diversité avec l'appui d'Action Vivre Ensemble. <br class='autobr' /> « Bénéfivole ». Cheville ouvrière, avec sa femme Arlette, de l'Entraide Sainte-Cécile, à Ganshoren, Gilles Labeeuw a inventé ce néologisme qui met des (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot14" rel="tag">Bruxelles</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot354" rel="tag">Cohésion sociale</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3199-28680.jpg?1751557329' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>À la paroisse Sainte-Cécile, l'entraide prend tout son sens</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Au cœur des habitations sociales de la petite commune bruxelloise de Ganshoren, un de celles qui comptent le plus de logements sociaux dans la Région, l'<a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3146' class='spip_in'>Entraide Sainte-Cécile</a> veut, au-delà de l'aide alimentaire, nourrir aussi le lien social de la diversité avec l'appui d'Action Vivre Ensemble.</strong></p> <p>« Bénéfivole ». Cheville ouvrière, avec sa femme Arlette, de l'Entraide Sainte-Cécile, à Ganshoren, Gilles Labeeuw a inventé ce néologisme qui met des mots sur le nécessaire estompement de cette stigmatisation discriminante entre « bénévoles » et « bénéficiaires ». Ici, comme dans la plupart des associations, les bénéficiaires qui le souhaitent sont aussi des bénévoles. Comme Mohamed El Arassi, enseignant pensionné au Maroc qui a rejoint sa femme et ses enfants en Belgique : « J'ai cherché du travail partout, j'ai fait des formations, mais je n'ai rien trouvé. Je suis alors venu à l'Entraide Sainte-Cécile. Un jour, je suis intervenu pour aider des Syriens qui ne parvenaient pas à se faire comprendre. Comme je n'avais rien à faire, j'ai proposé de continuer à venir donner de l'aide pour la collecte et la distribution. Maintenant, quand je repars avec mon colis, j'ai l'impression de l'avoir mérité comme une sorte de salaire. Aider, pour moi, est la moindre des choses : prendre le colis et partir, cela m'apparaissait un peu incorrect. Et c'est important pour moi d'avoir l'impression d'apporter quelque chose à ma famille, d'autant que, dans notre culture, un homme qui n'apporte pas d'argent ne vaut rien. »<br class='autobr' /> Le quartier des logements sociaux de Ganshoren, aux confins de la Région, est depuis longtemps « un quartier où il y a une grande diversité », explique Gilles Labeeuw : « des Arméniens, des Sud-Américains, des Marocains, des Syriens, désormais aussi beaucoup d'Ukrainiens. Il y a vraiment des gens de toutes origines. Pour nous, c'est le critère d'une entraide réussie. Je crois que l'on peut compter sur les doigts d'une main le nombre de nos bénéficiaires ou de nos bénévoles qui viennent à l'église. »</p> <p>Ce lien social entre les « bénéfivoles », l'Entraide Sainte-Cécile a voulu le retrouver après la pandémie. D'où l'idée des tables d'écoute : « On permet aux gens de venir plus tôt à la distribution du mercredi après-midi pour discuter avec des assistants sociaux, des professeurs d'alphabétisation, la Croix-Rouge, des mouvements de jeunesse, d'exposer leurs problèmes, de dire en quoi ils sont satisfaits ou non de la distribution alimentaire, de suggérer des idées d'utilisation des produits », dit Arlette Labeeuw.</p> <p>Un diacre de la paroisse et son épouse ont lancé ces colis en 2013. « La population des logements sociaux avait quelque peu évolué. Ne nous en cachons pas : avant que les logements sociaux ne soient régionaux, ils étaient un peu destinés aux protégés des bourgmestres ou des majorités communales. Depuis que c'est régional, les critères sont plus stricts et, effectivement, on a vu arriver des familles plus nombreuses et plus précarisées. C'était alors un groupe assez restreint, 25 familles bénéficiaires tout au plus. Aujourd'hui, nous en sommes à 86 familles soit 220 personnes. En moyenne, 60 familles chaque semaine. Nous allons 5 fois par semaine dans les supermarchés et les banques alimentaires mais il y a de plus en plus de demande et de moins en moins d'offre. »</p></div> Social food truck http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3200 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3200 2022-11-24T10:44:00Z text/html fr agnez Bruxelles Migrants Sans-abri Alimentation <p>ADRA, un food truck veggie pour une alimentation de qualité <br class='autobr' /> Chaque vendredi après-midi, sur l'esplanade devant la gare du Midi, à Bruxelles, c'est tout un petit village associatif qui se met en place avant la venue de Médecins du monde en soirée. Rolling Douche y propose des douches pour les personnes sans abri, Bulle y met à disposition sa wasserette mobile tandis qu'ADRA (Adventist Development and Relief Agency) y déploie son « social food truck », un camion Ford étrenné depuis quelques semaines à (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot14" rel="tag">Bruxelles</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot297" rel="tag">Migrants</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot305" rel="tag">Sans-abri</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH101/arton3200-fdf7e.jpg?1751557329' width='150' height='101' /> <div class='rss_chapo'><p>ADRA, un food truck veggie pour une alimentation de qualité</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Chaque vendredi après-midi, sur l'esplanade devant la gare du Midi, à Bruxelles, c'est tout un petit village associatif qui se met en place avant la venue de Médecins du monde en soirée. Rolling Douche y propose des douches pour les personnes sans abri, Bulle y met à disposition sa wasserette mobile tandis qu'<a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article2964' class='spip_in'>ADRA</a> (Adventist Development and Relief Agency) y déploie son « social food truck », un camion Ford étrenné depuis quelques semaines à peine et soutenu par Action Vivre Ensemble.</strong></p> <p>Burgers végétaux, hot-dogs au seitan, chili sin carne au quorn… Non, nous ne sommes pas dans un festival bobo mais dans le cadre d'une distribution alimentaire aux personnes sans abri de la capitale. « Notre point de vue est que ce n'est pas parce qu'on n'a pas les moyens qu'on se fiche de manger correctement ou qu'on n'a pas le droit de le faire. Manger sainement, c'est bon aussi pour l'environnement, pour la santé, pour la santé mentale. Nous refusons de travailler avec des invendus : pourquoi se contenter des restes ? Nous achetons nos produits. En plus, la Région est hyper enthousiaste vu son plan Good Food et sa volonté de réduire ses émissions », expliquent Jonathan Lo Buglio et Zoé Nolis, respectivement directeur et responsable de la communication d'ADRA.</p> <p>ONG protestante de coopération internationale implantée dans 130 pays, ADRA a commencé à distribuer des repas et des colis alimentaires pour des familles ou des réfugiés durant le Covid. Pour poursuivre l'effort à la demande de plusieurs églises adventistes bruxelloises, ADRA a sorti de son chapeau une initiative originale, ce « social food truck veggie ». « Nous ne prétendons pas réinventer les choses mais nous voulons aborder les problèmes par une approche systémique. Notre souhait était donc d'aller au-delà de l'aide alimentaire en offrant une alimentation saine, bonne pour la santé et respectueuse de l'environnement. L'accès à une alimentation de qualité est un élément essentiel de la dignité humaine, c'est un levier pour revaloriser les plus vulnérables. Nous ne critiquons pas du tout, loin de là, ceux qui distribuent des colis alimentaires : si l'on attend une solution de la part des autorités, on ne fera rien or l'urgence est là. »</p> <p>Le food truck social aura deux vies : une activité sociale donc, et une activité commerciale, par exemple lors d'événements festifs. « Nous ne faisons pas la moindre distinction entre les clients qui paient et les bénéficiaires qui reçoivent. C'est une question de dignité : ils mangent la même chose, des produits de la même qualité que nous achetons à des petits producteurs bios et locaux. D'ailleurs, nous ne disons pas que nous distribuons gratuitement les repas mais que le prix est libre : pour ces personnes, donner ne serait-ce que 10 centimes, c'est important. La différence, c'est que le burger que nous produisons pour 3 euros, nous le vendons 6 euros à Esperanzah pour pouvoir l'offrir gratuitement à une personne sans abri ensuite. »</p> <p>On l'a compris l'offre saisonnière de repas est 100% végétarienne. Ce qui aurait pu rebuter certaines personnes : « C'était une interrogation. Mais nous n'avons jamais eu un retour négatif. Au contraire, le végétarien fait que personne ne refuse de goûter, ni parce qu'on a peur de ce que l'on peut trouver dans la viande, ni parce que ce ne serait pas halal. Ensuite, le food truck présente des codes que tout le monde connaît, ne serait-ce que parce que le fast-food ou la street food est souvent la seule solution quand on a peu d'argent. »</p></div> Que de belles énergies pour cette rencontre des associations ! http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3204 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3204 2022-11-22T11:09:19Z text/html fr agnez Hainaut Assemblée associative campagne de l'avent 2022 <p>Ce vendredi 18 novembre 2022 a eu lieu, à la Maison de la participation et des associations de Charleroi, l'Assemblée associative d'Action Vivre Ensemble pour la province du Hainaut. <br class='autobr' /> Cette journée d'échange entre associations mais aussi personnes impliquées dans la solidarité et la lutte contre la pauvreté, a été une source d'ondes positives bien nécessaires en cette période particulière. Riches échanges dans des carrefours de discussion pour partager son bagage individuel mais aussi et surtout les enjeux (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot10" rel="tag">Hainaut</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot658" rel="tag">Assemblée associative</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot814" rel="tag">campagne de l'avent 2022</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3204-b820d.jpg?1751557330' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Ce vendredi 18 novembre 2022 a eu lieu, à la Maison de la participation et des associations de Charleroi, l'Assemblée associative d'Action Vivre Ensemble pour la province du Hainaut.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Cette journée d'échange entre associations mais aussi personnes impliquées dans la solidarité et la lutte contre la pauvreté, a été une source d'ondes positives bien nécessaires en cette période particulière.<br class='autobr' /> Riches échanges dans des carrefours de discussion pour partager son bagage individuel mais aussi et surtout les enjeux collectifs des projets de terrain, avant d'aborder ensemble cette question « Qu'est-ce qui nous donne de l'espoir ? ».<br class='autobr' /> Nicolas Léonard et Aimé Césaire Mpangaje, respectivement président et directeur de la Banque alimentaire de Charleroi et du Centre ont apporté de nombreuses informations sur l'organisation de l'aide alimentaire au sein de cette structure, tout en évoquant les défis qui les mobilisent aujourd'hui comme dans un avenir proche.<br class='autobr' /> Autre invitée de la journée et non des moindres, Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des services sociaux. Tout en dressant des constats lucides sur l'état de notre société, elle a su transmettre une motivation et un désir de mobilisation, aussi à travers tout une série d'exemples concrets engagés.<br class='autobr' /> Des témoignages émouvants, des idées, des doutes, … Quelle que soit la nature des partages, le vécu était au centre des discussions tout en simplicité.<br class='autobr' /> Bénévoles, bénéficiaires, permanents ou responsables d'associations, toutes et tous ont pu partager leurs expériences et renforcer la dynamique de réseau. <br class='autobr' /> Voilà qui donne du sens au travail de chacun et chacune ! Prendre du recul pour mieux aller de l'avant, c'est aussi ce que les participant·e·s recherchaient.</p> <p>Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cette journée possible par l'organisation (spéciale dédicace à la Commission VE du Hainaut ainsi qu'à Amélia) ou par leur présence !</p> <p><span class='spip_document_4273 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L500xH333/img-134-c6773.jpg?1751557330' width='500' height='333' alt="" /></span></p></div> Interview Brigitte Grisar http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3197 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3197 2022-11-21T08:00:00Z text/html fr agnez Pauvreté Alimentation Sécurité sociale <p>Il faut assumer la schizophrénie de notre positionnement pour ne pas banaliser la pauvreté <br class='autobr' /> Il n'y a pas, explique Brigitte Grisar, chargée de projets à la Concertation aide alimentaire au sein de la Fédération des services sociaux (FdSS), de contradiction entre soutenir les acteurs du secteur de l'aide alimentaire et remettre le système en cause au politique de faire bouger les choses avant l'explosion sociale. Elle est aussi l'auteure de la conférence gesticulée Faim de vie, présentée par Il n'y a (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot298" rel="tag">Pauvreté</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot780" rel="tag">Sécurité sociale</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3197-47b2f.jpg?1751557330' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Il faut assumer la schizophrénie de notre positionnement pour ne pas banaliser la pauvreté</p></div> <div class='rss_texte'><p>Il n'y a pas, explique Brigitte Grisar, chargée de projets à la Concertation aide alimentaire au sein de la Fédération des services sociaux (FdSS), de contradiction entre soutenir les acteurs du secteur de l'aide alimentaire et remettre le système en cause au politique de faire bouger les choses avant l'explosion sociale. Elle est aussi l'auteure de la conférence gesticulée Faim de vie, présentée par Il n'y a pas, explique Brigitte Grisar, chargée de projets à la Concertation aide alimentaire au sein de la Fédération des services sociaux (FdSS), de contradiction entre soutenir les acteurs du secteur de l'aide alimentaire et remettre le système en cause au politique de faire bouger les choses avant l'explosion sociale. Elle est aussi l'auteure de la conférence gesticulée Faim de vie, présentée par Action Vivre Ensemble lors de sa campagne.</p> <p><strong>Action Vivre Ensemble : Dans le monde associatif, de nombreuses voix s'élèvent contre la distribution alimentaire, qui est un sparadrap et non une solution systémique. C'est une tension invivable ?</strong><br class='autobr' /> <strong>Brigitte Grisar :</strong> Nous réunissons les différentes associations du secteur et nous sommes dans une posture de double casquette, que l'on pourrait considérer comme schizophrénique : à la fois, nous soutenons et accompagnons au mieux un secteur pour qu'il travaille dans les meilleures conditions possibles, que l'accueil soit le meilleur et le plus digne possible, et, en même temps, nous dénonçons par notre plaidoyer le fait même que le secteur existe. On doit assumer cette schizophrénie. Parce que les demandes du terrain sont là et que ne pas y répondre serait une catastrophe mais, quand on fait cela, on met juste des pansements sur des situations catastrophiques. Il faut les dénoncer, dire que c'est un scandale. On dénonce le secteur avec les associations elles-mêmes, qui font du bon travail mais qui sont bien conscientes pour la plupart qu'elles mettent du sparadrap. Nous sensibilisons aussi les travailleurs et bénévoles du secteur, qui sont épuisés, à ne pas prendre ces critiques personnellement – ils s'investissement avec enthousiasme – mais que c'est le système qui est en cause. Si nous pensions sauver le monde avec l'aide alimentaire, nous serions tous en burn-out. Ce n'est pas parce l'on dénonce un système que l'on dénonce les gens qui sont dedans puisque nous-mêmes, nous sommes dedans. Si l'on oublie de dénoncer les choses, on va banaliser les choses : qui est encore choqué aujourd'hui que l'on distribue des colis alimentaires ? Il faut pouvoir dire les choses : c'est de l'aide humanitaire d'urgence comme on en fait en Afrique. Et si les gens reviennent, c'est parce qu'ils sont dans une urgence permanente.</p> <p><strong>AVE : Aujourd'hui, on a le sentiment que cette aide alimentaire, confiée aux associations avec des fonds européens, exonère le politique de prendre des mesures autres que celle de faire fonctionner cette gestion de la misère.</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> La position de la Belgique, qui fait produire ces colis, est même assez rétrograde : certains pays européens ont arrêté les colis alimentaires pour passer aux bons, aux chèques. L'Union européenne donne des enveloppes via le FEAD (Fonds européen d'aide aux plus démunis) mais elle laisse à chaque pays la latitude de ce qu'il en fait, cela ne doit même pas être alimentaire nécessairement. C'est un choix politique de la Belgique de poursuivre ce système des colis depuis plus de 40 ans avec les grands réseaux caritatifs.</p> <p><strong>AVE : Y a-t-il une volonté politique de faire bouger les choses ?</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> En général, on nous répond que ce n'est pas une question de priorité mais qu'il n'y a pas de moyens suffisants, qu'on travaille avec des enveloppes fermées, qu'on a du mal à voir clair parmi les nombreux intervenants du secteur. Durant le Covid, il y a eu des financements via les CPAS, les banques alimentaires ont été soutenues : les choses ont été mises en place et ont fonctionné. À présent que la crise énergétique a remplacé la crise sanitaire, il faut y revenir.</p> <p><strong>AVE : Quelles seraient des pistes crédibles de solutions systémiques ? On parle beaucoup de « sécurité sociale de l'alimentation » …</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> Nous participons aux réflexions de la sécurité sociale de l'alimentation mais, clairement, ce n'est pas pour demain. L'idée est que chacun cotise et récupère ensuite 150 euros pour aller les dépenser chez des agriculteurs conventionnés du coin. Aujourd'hui, c'est fou, mais les agriculteurs vont chercher des colis alimentaires ! Cela pose beaucoup de questions même si les deux précarités, celle du producteur et celle du consommateur, se répondent et que cette vision allège les deux précarités. Mais les deux sont victimes du même système néolibéral qui dysfonctionne et ce n'est pas au producteur à baisser ses prix pour vendre ni au consommateur à trouer son portefeuille pour aller chez un producteur local. Mais la première des pistes, c'est simplement de renflouer le portefeuille des gens : augmenter les revenus de base, les allocations sociales qui sont sous le niveau de pauvreté, encadrer les loyers, intervenir dans les factures d'énergie et sur les prix de l'alimentation… Tant qu'on ne travaille pas là-dessus, les mesures seront des mesures sparadrap. Avec toutes les questions qu'elle va poser, la sécurité sociale de l'alimentation sera une mesure sparadrap.</p> <p><strong>AVE : Les associations se plaignent de recevoir de moins en moins de marchandises des banques alimentaires.</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> Oui, il y a de moins en moins. D'une part, les supermarchés font de plus en plus attention à leur gaspillage alimentaire et il y a moins de production en raison de la crise énergétique. D'autre part, comme il y a de plus en plus de demande, les marchandises partent à une vitesse dingue. Les associations n'arrivent plus à suivre la demande : cela a commencé avant le Covid, c'est à nouveau la crise et cela ne va pas aller en s'améliorant. Nous considérons donc à nouveau être en période de de crise et formulons donc à nouveau nos mêmes demandes qu'à l'époque : 1. Il faut donner des chèques aux gens ; 2. Il faut financer des achats de nourriture par les plateformes logistiques ou les associations. Et nous y ajoutons : 3. Il faut aider les associations à financer leurs charges énergétiques. Quand une association produit 500 repas par jour, achète des aliments et n'a pas encore reçu sa régularisation de gaz, elle craint de ne plus pouvoir travailler ! La Fondation Roi Baudouin a lancé un appel à projets dans ce sens : il a été clôturé avant ce terme vu le nombre exorbitant de demandes !</p> <p><strong>AVE : On voit désormais la classe moyenne ou les étudiants venir chercher des colis, c'est nouveau ?</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> Cela date du Covid déjà. L'aide alimentaire est destinée à cette précarité qu'on ne voit pas, pas à celle des personnes sans abri. Mais cette précarité invisible est de plus en plus visible. Par un effort miroir incroyable, on a désormais des travailleurs sociaux qui s'adressent eux-mêmes au centre d'appui énergie pour lequel ils travaillent !</p> <p> lors de sa campagne.</p> <p><strong>AVE : Dans le monde associatif, de nombreuses voix s'élèvent contre la distribution alimentaire, qui est un sparadrap et non une solution systémique. C'est une tension invivable ?</strong><br class='autobr' /> <strong>Brigitte Grisar :</strong> Nous réunissons les différentes associations du secteur et nous sommes dans une posture de double casquette, que l'on pourrait considérer comme schizophrénique : à la fois, nous soutenons et accompagnons au mieux un secteur pour qu'il travaille dans les meilleures conditions possibles, que l'accueil soit le meilleur et le plus digne possible, et, en même temps, nous dénonçons par notre plaidoyer le fait même que le secteur existe. On doit assumer cette schizophrénie. Parce que les demandes du terrain sont là et que ne pas y répondre serait une catastrophe mais, quand on fait cela, on met juste des pansements sur des situations catastrophiques. Il faut les dénoncer, dire que c'est un scandale. On dénonce le secteur avec les associations elles-mêmes, qui font du bon travail mais qui sont bien conscientes pour la plupart qu'elles mettent du sparadrap. Nous sensibilisons aussi les travailleurs et bénévoles du secteur, qui sont épuisés, à ne pas prendre ces critiques personnellement – ils s'investissement avec enthousiasme – mais que c'est le système qui est en cause. Si nous pensions sauver le monde avec l'aide alimentaire, nous serions tous en burn-out. Ce n'est pas parce l'on dénonce un système que l'on dénonce les gens qui sont dedans puisque nous-mêmes, nous sommes dedans. Si l'on oublie de dénoncer les choses, on va banaliser les choses : qui est encore choqué aujourd'hui que l'on distribue des colis alimentaires ? Il faut pouvoir dire les choses : c'est de l'aide humanitaire d'urgence comme on en fait en Afrique. Et si les gens reviennent, c'est parce qu'ils sont dans une urgence permanente.</p> <p><strong>AVE : Aujourd'hui, on a le sentiment que cette aide alimentaire, confiée aux associations avec des fonds européens, exonère le politique de prendre des mesures autres que celle de faire fonctionner cette gestion de la misère.</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> La position de la Belgique, qui fait produire ces colis, est même assez rétrograde : certains pays européens ont arrêté les colis alimentaires pour passer aux bons, aux chèques. L'Union européenne donne des enveloppes via le FEAD (Fonds européen d'aide aux plus démunis) mais elle laisse à chaque pays la latitude de ce qu'il en fait, cela ne doit même pas être alimentaire nécessairement. C'est un choix politique de la Belgique de poursuivre ce système des colis depuis plus de 40 ans avec les grands réseaux caritatifs.</p> <p><strong>AVE : Y a-t-il une volonté politique de faire bouger les choses ?</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> En général, on nous répond que ce n'est pas une question de priorité mais qu'il n'y a pas de moyens suffisants, qu'on travaille avec des enveloppes fermées, qu'on a du mal à voir clair parmi les nombreux intervenants du secteur. Durant le Covid, il y a eu des financements via les CPAS, les banques alimentaires ont été soutenues : les choses ont été mises en place et ont fonctionné. À présent que la crise énergétique a remplacé la crise sanitaire, il faut y revenir.</p> <p><strong>AVE : Quelles seraient des pistes crédibles de solutions systémiques ? On parle beaucoup de « sécurité sociale de l'alimentation » …</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> Nous participons aux réflexions de la sécurité sociale de l'alimentation mais, clairement, ce n'est pas pour demain. L'idée est que chacun cotise et récupère ensuite 150 euros pour aller les dépenser chez des agriculteurs conventionnés du coin. Aujourd'hui, c'est fou, mais les agriculteurs vont chercher des colis alimentaires ! Cela pose beaucoup de questions même si les deux précarités, celle du producteur et celle du consommateur, se répondent et que cette vision allège les deux précarités. Mais les deux sont victimes du même système néolibéral qui dysfonctionne et ce n'est pas au producteur à baisser ses prix pour vendre ni au consommateur à trouer son portefeuille pour aller chez un producteur local. Mais la première des pistes, c'est simplement de renflouer le portefeuille des gens : augmenter les revenus de base, les allocations sociales qui sont sous le niveau de pauvreté, encadrer les loyers, intervenir dans les factures d'énergie et sur les prix de l'alimentation… Tant qu'on ne travaille pas là-dessus, les mesures seront des mesures sparadrap. Avec toutes les questions qu'elle va poser, la sécurité sociale de l'alimentation sera une mesure sparadrap.</p> <p><strong>AVE : Les associations se plaignent de recevoir de moins en moins de marchandises des banques alimentaires.</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> Oui, il y a de moins en moins. D'une part, les supermarchés font de plus en plus attention à leur gaspillage alimentaire et il y a moins de production en raison de la crise énergétique. D'autre part, comme il y a de plus en plus de demande, les marchandises partent à une vitesse dingue. Les associations n'arrivent plus à suivre la demande : cela a commencé avant le Covid, c'est à nouveau la crise et cela ne va pas aller en s'améliorant. Nous considérons donc à nouveau être en période de de crise et formulons donc à nouveau nos mêmes demandes qu'à l'époque : 1. Il faut donner des chèques aux gens ; 2. Il faut financer des achats de nourriture par les plateformes logistiques ou les associations. Et nous y ajoutons : 3. Il faut aider les associations à financer leurs charges énergétiques. Quand une association produit 500 repas par jour, achète des aliments et n'a pas encore reçu sa régularisation de gaz, elle craint de ne plus pouvoir travailler ! La Fondation Roi Baudouin a lancé un appel à projets dans ce sens : il a été clôturé avant ce terme vu le nombre exorbitant de demandes !</p> <p><strong>AVE : On voit désormais la classe moyenne ou les étudiants venir chercher des colis, c'est nouveau ?</strong><br class='autobr' /> <strong>B.G. :</strong> Cela date du Covid déjà. L'aide alimentaire est destinée à cette précarité qu'on ne voit pas, pas à celle des personnes sans abri. Mais cette précarité invisible est de plus en plus visible. Par un effort miroir incroyable, on a désormais des travailleurs sociaux qui s'adressent eux-mêmes au centre d'appui énergie pour lequel ils travaillent !</p></div> Cofamon http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3198 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3198 2022-11-15T13:20:17Z text/html fr agnez Liège Alimentation campagne de l'avent 2022 COFAMON <p>Le rayon de soleil des mamans et… papas solos <br class='autobr' /> Longtemps, nous avons pensé que l'aide alimentaire sous toutes ses formes était un pis-aller réservé aux plus défavorisés, à ceux qui n'ont plus rien ou qui vivent dans la rue. Si l'on voulait se rendre compte de la gravité de la crise que nous traversons, de la façon dont elle atteint désormais la classe moyenne dont font partie l'immense majorité des Belges, il suffirait se rendre, un mercredi sur deux, à la maison Cofamon, à Villers-l'Évêque, près de Liège. (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot11" rel="tag">Liège</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot814" rel="tag">campagne de l'avent 2022</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot817" rel="tag">COFAMON</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3198-88654.jpg?1751557330' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Le rayon de soleil des mamans et… papas solos</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Longtemps, nous avons pensé que l'aide alimentaire sous toutes ses formes était un pis-aller réservé aux plus défavorisés, à ceux qui n'ont plus rien ou qui vivent dans la rue. Si l'on voulait se rendre compte de la gravité de la crise que nous traversons, de la façon dont elle atteint désormais la classe moyenne dont font partie l'immense majorité des Belges, il suffirait se rendre, un mercredi sur deux, à la maison <a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3160' class='spip_in'>Cofamon</a>, à Villers-l'Évêque, près de Liège.</strong></p> <p>Là, dans la campagne hesbignonne, à l'heure de la distribution des colis alimentaires, ce sont des femmes – mais aussi des hommes – qui ont le plus souvent un emploi, une voiture, un toit, qui se présentent. Leur point commun : tous et toutes sont papas ou mamans solos. Leur autre point commun : avec un seul salaire, un, deux, trois, quatre enfants, ils ne s'en sortent plus dès le 5 du mois, a fortiori quand ils découvrent leur facture d'énergie.</p> <p>Il y a 6 ans, Marie-Claire Mvumbi a créé cette structure qu'elle revendique comme unique en Belgique. <i>« Il y a de multiples associations »</i>, dit-elle, <i>« mais aucune qui fasse de l'aide à destination exclusive des familles monoparentales. Or le besoin est énorme : nous avons 6 000 bénéficiaires, 1500 familles avec 4500 enfants. Et nous limitons les inscriptions à la province de Liège. »</i> Pourtant, ce jour-là, de retour de la banque alimentaire de Rocourt, de moins en moins bien fournie, Cofamon ne pourra offrir que 42 colis pour 82 demandés par ses membres. <i>« J'entends souvent que les colis alimentaires ne représentent pas une bonne solution. Cela m'énerve. Très franchement, quand on ne vit pas la réalité que nous vivons, on ne devrait pas être autorisé à critiquer ceux qui aident les autres. Moi, quand je vois un enfant de 6 ans qui a faim, je ne me demande pas si c'est un bon système de lui trouver à manger ! »</i></p> <p>Cofamon, Marie-Claire Mvumbi l'a créé sur base de sa propre expérience. D'abord, celle d'une jeune femme travaillant dans l'humanitaire en RDC pour l'ONG PSI, active en Afrique dans le domaine de la santé (HIV, malaria…). Ensuite, celle d'une maman solo débarquée en Belgique pour ses études de droit. <i>« Je me suis moi-même retrouvée confrontée aux difficultés de s'en sortir, de se loger. Je me suis dit qu'il était nécessaire de défendre toutes ces personnes invisibilisées. Notre principale revendication est la création d'un statut de famille monoparentale dans un cadre juridique reconnu, comme cela existe pour les familles nombreuses. Une famille sur trois est monoparentale, tout le monde en connaît autour de soi. Tous les chiffres démontrent que cette situation accroît les risques de précarité. Pourtant, s'ils ou si elles travaillent, les mamans et les papas solos n'ont quasiment droit à aucune aide. »</i><br class='autobr' /> Le collectif Cofamon porte bien son nom. Ce n'est pas juste une association qu'a créée Marie-Claire Mvumbi, c'est une véritable famille. <i>« Les bénéficiaires sont obligés de donner un coup de main aussi. C'est une auberge espagnole : tout le monde peut se servir parce que tout le monde participe. »</i> Une famille qui implique les enfants dans des sorties : <i>« Quand on grandit en Afrique et qu'on n'a rien, on est entouré de gens qui n'ont rien non plus. C'est beaucoup plus difficile pour un enfant d'ici : quand il ouvre sa boîte à tartines et qu'elle est vide, il voit bien que celle des autres est remplie ! »</i> A côté de l'aide alimentaire, il faut aussi citer la boutique Cofamon, dans le centre de Liège, qui a pour but de permettre aux familles de refaire gratuitement les garde-robes de leurs enfants à chaque rentrée scolaire. Et le "plan hiver Cofamon" : <i>« Nous collectons toute l'année des couettes, des radiateurs ou des sacs de pellets que nous distribuons à ceux qui en ont besoin au début de l'hiver. On a aujourd'hui des gens qui vivent dans des logements sociaux sans chauffage installé, d'autres dont le chauffage est en panne, d'autres qui ne peuvent faire le plein de leur cuve à mazout parce que c'est trop cher. »</i></p></div> Paul Rixen est décédé http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3192 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3192 2022-11-03T12:29:27Z text/html fr agnez Liège Hommage Action Vivre Ensemble Entraide et Fraternité <p>Depuis que nous avons appris ce lundi la terrible nouvelle du décès de notre collègue Paul Rixen, victime d'un infarctus alors qu'il pratiquait sa passion du vélo pendant ses vacances aux Pays-Bas, les mots nous manquent. <br class='autobr' /> Les mots nous manquent mais les pensées, les émotions nous viennent par flots aussi. Pour sa manière à lui de dénoncer une injustice, motiver un auditoire, interpréter un classique de la chanson française. <br class='autobr' /> Les mots nous manquent mais les mots nous viennent par flots aussi : chacun, (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot11" rel="tag">Liège</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot550" rel="tag">Hommage</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot689" rel="tag">Action Vivre Ensemble</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot790" rel="tag">Entraide et Fraternité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3192-2616d.jpg?1751557330' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Depuis que nous avons appris ce lundi la terrible nouvelle du décès de notre collègue Paul Rixen, victime d'un infarctus alors qu'il pratiquait sa passion du vélo pendant ses vacances aux Pays-Bas, les mots nous manquent.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les mots nous manquent mais les pensées, les émotions nous viennent par flots aussi. Pour sa manière à lui de dénoncer une injustice, motiver un auditoire, interpréter un classique de la chanson française.</p> <p>Les mots nous manquent mais les mots nous viennent par flots aussi : chacun, chez Action Vivre Ensemble et Entraide et Fraternité, a perdu qui un collègue, qui un ami, qui un frère, qui un compagnon de route, qui un complice, qui un confident, qui un interlocuteur déterminé à défendre ses idées.</p> <p>Les mots nous manquent certes, mais les mots nous viennent par flots aussi pour nous demander comment nous allons poursuivre notre route sans ce compagnon. Difficile, impossible, d'imaginer qu'il ne sera plus avec nous, main sur le cœur, optimisme et guitare en bandoulière, à la prochaine manifestation pour le refus de la misère à Namur, à la prochaine marche pour le climat comme il y a quelques jours à Bruxelles, qu'il ne sera pas à la prochaine soirée Faim de vie comme il y a peu à Liège.</p> <p>Les mots nous viennent par flots quand il s'agit de se souvenir de cet ami, de sa joie de vivre, de son authenticité, de sa constante capacité d'émerveillement presque enfantin, de son énergie, de ses combats pour la dignité.</p> <p>Les mots nous viennent par flots pour son accueil des nouveaux collègues, pour tout ce qu'il a appris aux jeunes en matière d'animation, pour ce feu sacré qu'il a transmis, pour ses mails nocturnes, pour son attendu "On va boire un verre place de la Liberté après la réunion ?"</p> <p>Les mots nous viennent par flots aussi quand il s'agit d'évoquer ce fin connaisseur des traditions, amoureux de son terroir, vivant au rythme de la nature et des saisons, la cueillette des myrtilles à laquelle il nous invitait en juillet, les champignons qu'il apportait en automne, la salade russe au carnaval, ou encore le groupe qu'il écartait en promenade pour éviter qu'il piétine une abeille.</p> <p>Professeur de religion à mi-temps à l'Institut Notre-Dame de Malmedy, il avait longtemps été un bénévole de nos associations. Avant, au tournant du siècle, de rallier, dans le rôle taillé sur mesure pour ses talents, le pôle des animateurs et des animatrices régionaux en province de Liège (remplaçant alors le tout autant regretté Jean-Paul Chaballe, alors devenu directeur d'Action Vivre Ensemble).</p> <p>Neveu de Mgr Eugène Rixen, évêque de Goiás au Brésil, Paul a vécu quelques années dans ce pays et maniait, entre autres langues, parfaitement le portugais brésilien. Au contact des plus pauvres et de la Commission pastorale de la terre, notre partenaire, il y avait aiguisé son sens des combats pour plus de justice, son regard critique, son travail d'animation, sa forme de militance et d'engagement en lien avec la Foi. Plus que jamais, sa passion aurait dû ensoleiller notre prochaine campagne de Carême consacrée à la lutte pour la terre au Brésil. Paul sera au cœur de cette campagne et omniprésent dans les animations et les actions que nous mènerons.</p> <p>Puissent sa joie, son optimisme, sa bienveillance, son enthousiasme, son espérance nous porter et nous inspirer longtemps encore.</p> <p>Nos pensées s'adressent à son épouse Claudia et à leurs trois enfants, Toma, Colin et Élie, à sa grande famille, ainsi qu'à leurs proches.</p> <p>Paul repose au funérarium <i>Georges et Fils </i> de Malmedy, où une visite peut lui être rendue le vendredi 4 et le samedi 5 novembre (le funérarium est ouvert de 9h à 19h et sa famille présente de 17h à 19h).</p> <p>Une cérémonie d'au-revoir aura lieu lundi 7 novembre, à 10 heures, au Monastère Saint-Remacle de Wavreumont. Une fête de la vie, avec scène ouverte et verre de l'amitié, suivra au Malmumdarium.</p> <p>En accord avec le goût de Paul pour la nature, ses proches préférent quelques fleurs sauvages à la place de gerbes ou de couronnes.</p></div> L'alimentation est un droit, pas un sparadrap http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3189 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3189 2022-10-18T11:10:38Z text/html fr agnez Actualité Alimentation Justice sociale campagne de l'avent 2022 <p>Faim de justice sociale <br class='autobr' /> L'alimentation est un droit, pas un sparadrap », « Faim de justice sociale » : tels sont les leitmotivs de la campagne d'Avent 2022 d'Action Vivre Ensemble. Dédiée cette année à la précarité alimentaire, elle a été lancée à la double occasion des journées mondiales de l'alimentation et du refus de la misère. Une question qui sous-tend de nombreuses autres précarités. La campagne interroge les pratiques de l'aide alimentaire : si l'aide alimentaire est malheureusement devenue (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique162" rel="directory">Radio</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot290" rel="tag">Actualité</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot748" rel="tag">Justice sociale</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot814" rel="tag">campagne de l'avent 2022</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3189-4bdc8.jpg?1751557330' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Faim de justice sociale</p></div> <div class='rss_texte'><p>L'alimentation est un droit, pas un sparadrap », « Faim de justice sociale » : tels sont les leitmotivs de la campagne d'Avent 2022 d'Action Vivre Ensemble. Dédiée cette année à la précarité alimentaire, elle a été lancée à la double occasion des journées mondiales de l'alimentation et du refus de la misère. Une question qui sous-tend de nombreuses autres précarités. La campagne interroge les pratiques de l'aide alimentaire : si l'aide alimentaire est malheureusement devenue indispensable dans nos pays, elle n'exonère pour autant pas les pouvoirs publics de proposer des solutions structurelles à la faim.</p> <iframe allowfullscreen width=100% height=140px src="https://www.rcf.fr/actualite/juste-terre/embed?episodeId=299394"></iframe></div> 1 belge sur 7 se prive de repas par manque d'argent - agissons ! http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3175 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3175 2022-10-03T06:00:00Z text/html fr Agnez Alimentation Les Capucines <p>Soutenir une épicerie sociale, c'est soutenir des milliers de familles <br class='autobr' /> En Belgique, 1 personne sur 5 fréquente les services d'aide alimentaire. Les multiples crises ne font qu'aggraver la situation financière des familles appauvries. <br class='autobr' /> Il y a des questions qu'aucune famille, qu'aucune personne ne devrait jamais être amenée à se poser. Se soigner ou acheter un cartable à son enfant ? Manger ou se chauffer ? Pour les familles les plus précarisées, la hausse actuelle des prix de l'énergie prend une (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot812" rel="tag">Les Capucines</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH101/arton3175-3b423.jpg?1751557330' width='150' height='101' /> <div class='rss_chapo'><p>Soutenir une épicerie sociale, c'est soutenir des milliers de familles</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>En Belgique, 1 personne sur 5 fréquente les services d'aide alimentaire. Les multiples crises ne font qu'aggraver la situation financière des familles appauvries.</strong></p> <p>Il y a des questions qu'aucune famille, qu'aucune personne ne devrait jamais être amenée à se poser. <strong>Se soigner ou acheter un cartable à son enfant ? Manger ou se chauffer ?</strong> Pour les familles les plus précarisées, la hausse actuelle des prix de l'énergie prend une tournure dramatique. Les associations, <strong>véritables filets de sécurité pour des personnes précarisées</strong> parfois prêtent à basculer en rue, mènent un travail essentiel encore davantage nécessaire depuis l'enchaînement des crises socio-économiques.</p> <p>Aux Marolles, à deux pas du Palais de Justice de Bruxelles, <strong>l'épicerie sociale Capucines</strong>, soutenue par Action Vivre Ensemble, voit les rangs des personnes bénéficiaires gonfler semaine après semaine. Et encore plus particulièrement depuis les hausses des produits de première nécessité et des coûts de l'énergie.</p> <p>Depuis près de vingt ans, cette association vient aux <strong>aides aux familles bruxelloises en difficulté financière</strong> en leur proposant des produits alimentaires et non alimentaires, variés et de qualité, à bas prix. <strong>Face à l'aggravation de la pauvreté, Capucines lance aujourd'hui le projet « Courses pour Tous »</strong>. Son objectif ? Empêcher de nouvelles familles de tomber dans un complet dénuement en finançant les courses qu'elles effectuent à l'épicerie sociale de la rue des Capucines.</p> <div class="spip spip-block-center" style="text-align:center;"><strong>Parrainez une famille dans le besoin !<br class='autobr' /> Votre soutien leur sera essentiel.</strong></div><div class="row"> <div class="columns small-12 medium-4 text-center"> <dl class='spip_document_4251 spip_documents spip_documents_center paysage'> <dt> <a href="https://jedonne-vivre-ensemble.iraiser.eu/a?cid=13&lang=fr_FR" class="spip_out" title='PNG - 11.2 ko' > <img src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L200xH200/picto_couses-1-92584.png?1665411951' width='200' height='200' alt='PNG - 11.2 ko' /> </a> </dt> </dl> <p><strong>Avec 60 €</strong> (33€ après déduction fiscale), vous offrez à <strong>une personne isolée</strong> la possibilité de <strong>faire ses courses à l'épicerie sociale pendant 3 semaines</strong>.</p> </div> <div class="columns small-12 medium-4 text-center"> <span class='spip_document_4252 spip_documents spip_documents_center'> <a href="https://jedonne-vivre-ensemble.iraiser.eu/a?cid=13&lang=fr_FR" class="spip_out" onClick="trackOutboundLink(this, 'spip_out', 'goto https://jedonne-vivre-ense...','lien-image spip.php?page=backend'); return false;"><img src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L200xH200/picto_couses-famille-e1e02.png?1665411951' width='200' height='200' alt="" /></a></span> <strong>Avec 80 €</strong> (44€ après déduction fiscale), vous offrez à <strong>une famille</strong> la possibilité de <strong>faire ses courses à l'épicerie sociale pendant 2 semaines</strong>. </div> <div class="columns small-12 medium-4 text-center"> <span class='spip_document_4253 spip_documents spip_documents_center'> <a href="https://jedonne-vivre-ensemble.iraiser.eu/a?cid=13&lang=fr_FR" class="spip_out" onClick="trackOutboundLink(this, 'spip_out', 'goto https://jedonne-vivre-ense...','lien-image spip.php?page=backend'); return false;"><img src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L200xH200/picto_couses-amenagement-f5967.png?1665411951' width='200' height='200' alt="" /></a></span> <strong>Avec 210 €</strong> (115€ après déduction fiscale), vous participez à l'<strong>aménagement de l'épicerie social</strong> (rayonnage, étagères de stockage, frigos etc). </div> </div> <blockquote class="center"><br class='autobr' /> « C'est la première fois que je viens à l'épicerie C'est difficile financièrement. Dans l'épicerie sociale se sent directement soutenue. Je n'ai pas de papier. En Belgique je ne peux pas travailler. J'habite Anderlecht depuis 5 ans. Je sociale, on peut choisir. Je veux des produits viens du Cameroun. J'élève seule mes 3 enfants sains pour mes enfants. Et aussi des produits avec des tout petits revenus. L'accueil ici est pour leur faire plaisir. Il y a des marques. Cela très bon. Les personnes souvent appréhendent nous permet d'être comme tout le monde. d'aller dans les services d'aide parce que c'est Quand vous pouvez dormir en sachant que une frustration de se sentir dépendantes. Être dans la semaine vous allez pouvoir nourrir vos bien accueillie, cela met en confiance et on enfants cela est réconfortant. »<br class='autobr' /> <div class="spip spip-block-right" style="text-align:right;">Anne-Claire, 39 ans, maman célibataire de 3 enfants (11 ans, 9 ans et 5 ans)</div></blockquote> <div class="row"> <div class="columns small-12 small-centered large-6"> <a class="button center alert" style="display:block;" href="https://jedonne-vivre-ensemble.iraiser.eu/a?cid=13&lang=fr_FR"> JE FAIS UN DON </a> </div> </div> <div class="spip spip-block-center" style="text-align:center;"><h3 class="spip">De tout cœur, merci de votre générosité.</h3> </div></div> Quand faire ses courses redonne de la dignité http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3168 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3168 2022-09-12T14:30:06Z text/html fr Agnez Bruxelles Alimentation Les Capucines <p>Dans les Marolles, à Bruxelles, l'asbl Les Capucines veut proposer des alternatives positives aux colis alimentaires pour redonner de la dignité aux personnes les plus précarisées. <br class='autobr' /> « Pourquoi les personnes pauvres doivent-elles se contenter des invendus ? », demande sa directrice, Émilie Many. Le dispositif « Courses pour tous », soutenu par Action Vivre Ensemble, vient compléter l'épicerie sociale du Centre marollien de formation par le travail. <br class='autobr' /> Deux jours par semaine, le mardi et le vendredi, (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot14" rel="tag">Bruxelles</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot476" rel="tag">Alimentation</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot812" rel="tag">Les Capucines</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH101/arton3168-f64d7.jpg?1751557330' width='150' height='101' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans les Marolles, à Bruxelles, <a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3149' class='spip_in'>l'asbl Les Capucines</a> veut proposer des alternatives positives aux colis alimentaires pour redonner de la dignité aux personnes les plus précarisées.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>« Pourquoi les personnes pauvres doivent-elles se contenter des invendus ? », demande sa directrice, Émilie Many. Le dispositif « Courses pour tous », soutenu par Action Vivre Ensemble, vient compléter l'épicerie sociale du Centre marollien de formation par le travail.</strong></p> <p>Deux jours par semaine, le mardi et le vendredi, l'épicerie sociale propose aux personnes aiguillées par une cinquantaine de services sociaux une gamme de produits variés, y compris d'entretien ou d'hygiène (via la plateforme Goods to give), à 50% du prix de vente en magasin. Le budget est fonction de la composition du ménage : 20€ puis 10€ par personne supplémentaire dans la famille. 70 familles en bénéficient chaque semaine. Les travailleurs et travailleuses sont en insertion professionnelle : à côté de cette formation, ils et elles bénéficient de cours de néerlandais ou de citoyenneté.</p> <p>Un nouveau dispositif, organisé le jeudi lui, a vu le jour pour répondre à la situation de plus en plus compliquée de nombre de Bruxellois et Bruxelloises : « Courses pour tous », ou « courses parrainées solidaires », soutenu par Action Vivre Ensemble. Là, si les prix restent affichés et si les personnes qui en bénéficient ont connaissance de leur décompte à titre informatif, elles ne déboursent rien. Une trentaine de familles, prioritairement monoparentales, en bénéficient.</p> <p>Émilie Many, la directrice, en explique la genèse : « Nous avons démarré ce projet en 2020 parce nous constations qu'une aide gratuite était indispensable pour le quartier et que les gens ne se retrouvaient pas dans les colis. De plus, par notre épicerie sociale, nous savions qu'être client, cliente du magasin est une expérience valorisante pour les personnes : ce sentiment de pouvoir choisir ses produits, de redonner des couleurs à son frigo plutôt que d'y mettre des produits blancs, de se demander ce qu'on a envie de manger ce soir ou demain, c'est une façon de retrouver de la dignité. Avec des colis, on ne mange pas ce qu'on a envie et c'est source de gaspillage et de conflits dans la famille. Ici, on pense budget et santé mais on veut que la dimension plaisir soit présente également. Le projet n'existe pas sans Carrefour mais les courses solidaires sont financées par les dons. Et comme, pour avoir la garantie du choix, nous avons des invendus nous aussi, nous les redistribuons à d'autres associations du quartier. Le problème, aujourd'hui, c'est qu'on n'est plus dans l'aide momentanée comme il y a quelques années : si ces gens perdent les Capucines, ils sont dans la survie. En cela, oui, la situation s'aggrave. »</p></div> Inondations : reconstruire tout en mieux http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3167 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3167 2022-09-12T14:24:08Z text/html fr Agnez Liège Saint-Vincent-de-Paul Catastrophe naturelle appui inondations 2021 <p>Résilience, dynamisme, solidarité, et engagement … <br class='autobr' /> Voilà les mots qui résonnent après une visite de terrain en août à Verviers et Pepinster auprès des associations soutenues par Action Vivre Ensemble après les inondations de 2021. <br class='autobr' /> Notre guide pour la journée est Jean-René Thonard, dynamique membre de la commission régionale d'Action Vivre Ensemble et de la commission spéciales inondations. A chaque arrêt, nos interlocuteurs nous montrent la trace laissée par l'eau sur les briques et indiquant le niveau (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot11" rel="tag">Liège</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot671" rel="tag">Saint-Vincent-de-Paul</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot807" rel="tag">Catastrophe naturelle</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot811" rel="tag">appui inondations 2021</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3167-dfc4b.jpg?1751557331' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Résilience, dynamisme, solidarité, et engagement …</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Voilà les mots qui résonnent après une visite de terrain en août à Verviers et Pepinster auprès des associations soutenues par Action Vivre Ensemble après les inondations de 2021.</strong></p> <p>Notre guide pour la journée est Jean-René Thonard, dynamique membre de la commission régionale d'Action Vivre Ensemble et de la commission spéciales inondations. A chaque arrêt, nos interlocuteurs nous montrent la trace laissée par l'eau sur les briques et indiquant le niveau atteint par les inondations. Première étape à la maison Saint Vincent de Paul à Pepinster. « Certaines familles ne peuvent encore aujourd'hui ni congeler ni cuire certains aliments proposés. Il faut alors pouvoir adapter l'offre » commente le président. L' atelier cuisine et la distribution des colis alimentaires nous sont présentés par d'infatigables volontaires qui ont encore trouvé le ressort et l'énergie de se mobiliser également pour l'Ukraine.</p> <p>La réouverture au mois de juillet d'un accueillant magasin de seconde main « Fringues & Vous » est aussi l' aboutissement d'un long travail et une réussite collective. « Certains bénéficiaires deviennent volontaires. On y trouve de tout, à tout petit prix : du cartable pour jeunes enfants, aux essuies de bain en passant par les manteaux et foulards et indispensables chaussures. Cet endroit est un point de contact avec beaucoup de personnes, un lieu où l'on entend beaucoup d'histoires de solitude aussi nous confie Jacqueline, une des vendeuses volontaires. »</p> <p>A la Maison Marie-Louise, un service d'aide et d'hébergement pour personnes en difficultés sociales sur les vingt logements de l'asbl, 18 ont été endommagés. « Le travail était colossal et pourtant tout a été a reconstruit, réaménagé », refait mais en mieux témoigne le directeur Égide Forthomme. « On en profite pour faire des chambres individuelles et non plus collectives pour l'accueil des hommes. »</p> <p>Tous ces projets prouvent la formidable force des acteurs locaux de proximité au sein d'un tissu associatif très riche et mobilisé. Merci d'avoir été à leurs côtés.</p></div> Inondations historiques en Wallonie : notre appui http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3126 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3126 2022-07-11T07:41:00Z text/html fr Agnez Catastrophe naturelle <p>En juillet 2021, la Wallonie est touchée par des inondations historiques, la province de Liège est particulièrement impactée. <br class='autobr' /> Certaines associations qui luttent en première ligne contre la pauvreté sont directement touchées, parfois de manière catastrophique. Pour beaucoup d'entre elles, il a fallu des mois pour faire l'inventaire des dégâts, contacter les assurances, établir leur plan de reconstruction. <br class='autobr' /> L'appui d'Action Vivre Ensemble se construit dans la durée et en plusieurs phases, en 2021 et en (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot807" rel="tag">Catastrophe naturelle</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH101/arton3126-ae4ed.jpg?1751557331' width='150' height='101' /> <div class='rss_chapo'><p>En juillet 2021, la Wallonie est touchée par des inondations historiques, la province de Liège est particulièrement<br class='autobr' /> impactée.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Certaines associations qui luttent en première ligne contre la pauvreté sont directement touchées, parfois de manière catastrophique. Pour beaucoup d'entre elles, il a fallu des mois pour faire l'inventaire des dégâts, contacter les assurances, établir leur plan de reconstruction.</strong></p> <p>L'appui d'Action Vivre Ensemble se construit dans la durée et en plusieurs phases, en 2021 et en 2022. Il a été concerté avec les associations de terrain pour être adapté au mieux à leurs besoins.</p> <h3 class="spip">Mars > avril 2022</h3> <p>La commission spéciale Inondations attribue une enveloppe de 56.000 euros à sept associations de terrain pour des besoins non pris en charge par les assurances.</p> <h3 class="spip">Septembre 2021 > février 2022</h3> <p><a href='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3038' class='spip_in'>Action Vivre Ensemble rencontre des associations de terrain</a> pour qu'elles expriment leurs besoins, leurs difficultés et partagent leurs vécus.</p> <h3 class="spip">Novembre > décembre 2021</h3> <p>Action Vivre Ensemble soutient avec 38.650 euros le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté pour l'emploi et les frais de fonctionnement de deux employés afin de relayer les vécus et les paroles des personnes en situation de précarité impactées par les inondations auprès des instances politiques. Ce soutien financier vient en complément d'un subside de la Fondation Roi Baudouin.</p></div> Des milliers de victimes encore démunies http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3114 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3114 2022-05-23T11:13:00Z text/html fr Agnez Pauvreté Christine Mahy RWLP Catastrophe naturelle <p>Interview croisée : Jean-René Thonard, Amandine Poncin, Christine Mahy <br class='autobr' /> En juillet 2021, la Wallonie est ravagée par de terribles inondations meurtrières. Cette tragédie frappe surtout les populations les plus pauvres qui vivent principalement le long des cours d'eau. Des milliers de personnes vivant déjà dans la précarité voient ainsi leurs biens si précieux détruits et plongent dans un désarroi total. Dix mois après cette catastrophe, on pourrait penser que dans un pays riche comme la Belgique, tout (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot298" rel="tag">Pauvreté</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot488" rel="tag">Christine Mahy</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot552" rel="tag">RWLP</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot807" rel="tag">Catastrophe naturelle</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3114-e1818.png?1751557331' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Interview croisée : Jean-René Thonard, Amandine Poncin, Christine Mahy</p></div> <div class='rss_texte'><p>En juillet 2021, la Wallonie est ravagée par de terribles inondations meurtrières. Cette tragédie frappe surtout les populations les plus pauvres qui vivent principalement le long des cours d'eau. Des milliers de personnes vivant déjà dans la précarité voient ainsi leurs biens si précieux détruits et plongent dans un désarroi total. Dix mois après cette catastrophe, on pourrait penser que dans un pays riche comme la Belgique, tout serait reconstruit et les milliers de victimes indemnisées. Or, la situation est tout autre. Une part importante des premières victimes belges du changement climatique, pour reprendre les paroles du Premier ministre belge Alexander De Croo lors de son discours à la COP26, est toujours laissée pour compte. Pourtant, les besoins sont énormes. Pour beaucoup, la réalité du mois de juillet constitue malheureusement encore leur quotidien. Et, sans réaction, leurs prochains mois…</p> <h3 class="spip">Interview croisée</h3> <p>Volontaire très engagé, Jean-René Thonard fait partie depuis plusieurs décennies du groupe d'Entraide et Fraternité & Action Vivre Ensemble de Verviers. Il fait également partie de la Commission spéciale inondations mise en place pour appuyer les associations victimes qui auraient (encore) besoin d'aide. Amandine Poncin est assistante sociale et a été engagée grâce au soutien d'Action Vivre Ensemble au sein du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP). Christine Mahy est secrétaire géné- rale du RWLP. Ces trois témoins nous en disent plus sur la situation aujourd'hui, dix mois après les inondations.</p> <p> <strong>Juste Terre ! : Quelle est l'importance de fournir un soutien dix mois après la catastrophe ? Quels sont les problèmes que rencontrent aujourd'hui les sinistrés ?</strong></p> <p><strong>Amandine Poncin :</strong> On pourrait se dire que c'est fini mais les inondations ont encore un impact énorme sur ce que les personnes vivent aujourd'hui. Les inondations ont en plus affecté celles et ceux qui vivaient déjà dans la précarité et cela les a plongés bien en-dessous de la ligne rouge.</p> <p>De nombreuses personnes ont d'importantes difficultés à retrouver un logement de manière durable. L'explosion du prix des loyers pose notamment problème. Un loyer de 500 euros par mois avant les inondations atteint aujourd'hui jusqu'à 800 euros ! C'est tout simplement impossible pour les personnes précarisées. Une trop grande partie des sinistrés obligée, par exemple, de vivre à l'étage de leur maison inondée sans accès à une cuisine ou une salle de bains est encore dépendante de l'aide d'urgence (repas chauds, douches, etc.). Trop nombreux sont aussi ceux qui doivent vivre dans une forte humidité car ils n'ont pas les moyens financiers pour faire fonctionner les déshumidificateurs…</p> <p>Les personnes qui n'étaient pas du tout ou mal assurées ont tout perdu et ont le plus de difficultés à remonter la pente. La question à se poser est : pourquoi ces personnes n'étaient-elles pas assurées ? Toutes indiquent qu'elles n'avaient pas le choix. Une mère que j'ai rencontrée m'indiquait, par exemple, qu'elle a dû choisir entre s'assurer ou nourrir ses enfants…</p> <p>Face à la lenteur de l'aide des autorités, les victimes des inondations se sentent déconsidérées et ont l'impression qu'on les abandonne. Il est donc essentiel d'aller à leur rencontre, de les écouter. Notre accompagnement se concentre justement sur le recueil des problèmes auxquels elles font face afin de construire notre plaidoyer politique. C'est essentiel afin de pousser les autorités à réagir mais aussi à proposer des mesures qui aident véritablement les sinistrés.</p> <p><strong>Jean-René Thonard :</strong> Ce travail d'accompagnement est absolument nécessaire pour toutes celles et ceux qui ont connu ces événements dramatiques. Avec un seul critère important : celui de dépasser l'urgence. D'un point de vue structurel, les aides apportées ne solutionnent pas la pauvreté. 40% des personnes des quartiers touchés à Verviers par les inondations n'avaient pas d'assurance car c'est un luxe qu'elles ne pouvaient pas s'offrir.</p> <p>De même, remplir le dossier de 30 pages pour le fonds des calamités requiert un bagage culturel qui, là aussi, fait défaut aux populations précarisées. Il faut demander des devis, s'organiser, recevoir des experts, discuter et dialoguer. Ce n'est pas évident quand on est dans la précarité.</p> <p>Le travail associatif offre une présence, une écoute, une aide plus profonde. Les associations qu'Action Vivre Ensemble va appuyer vont continuer à faire le formidable boulot qu'elles accomplissaient déjà.</p> <p><strong>JT : Quels types de demandes avez-vous reçu des associations de terrain ? Y-a-t-il des cas qui vous ont marqué ?</strong></p> <p><strong>Jean-René Thonard :</strong> Ce sont des demandes concernant des choses indispensables pour fonctionner. Des outils de jardinage pour rééquiper un jardin potager de formation, des véhicules, des chaudières. Les assurances ont des critères très restrictifs et des demandes échappent aux besoins de terrain.</p> <p>L'asbl Mic-Ados, à Marche, travaille avec des jeunes. Des jeunes étaient en séjour dans un chalet au bord de l'eau et ils ont vécu une nuit d'horreur sur le toit de ce chalet en attendant d'être secourus. Ils étaient terrorisés. Un travail de soutien psychologique a été nécessaire. L'intervention d'Action Vivre Ensemble servira à maintenir les camps d'été pour les jeunes. Les travaux pour rénover les lieux d'accueil sont trop coûteux et seraient irréalisables sans l'intervention d'Action Vivre Ensemble.</p> <p><strong>JT : Sur le terrain, les sinistrés ont surtout dénoncé la gestion des barrages comme la cause des inondations. Mais font-ils aussi le lien avec le changement climatique ?</strong></p> <p><strong>Christine Mahy :</strong> On observe que ceux qui ont été indemnisés et sont dans la reconstruction de leur vie ont une plus grande disponibilité d'esprit pour cette question. Pour les autres, c'est encore trop tôt car ils sont accaparés à essayer de survivre. Il est difficile, voire impossible, de réfléchir en profondeur sur des sujets de société lorsque le quotidien est une insécurité totale. Mais les gens sont intelligents. Accepter que le changement climatique soit une cause des inondations reviendrait également à dire que cela risque de se reproduire. Or, les personnes n'ont déjà pas les solutions pour faire face aux problèmes aujourd'hui… Quand on est encore dans le désarroi total, est-ce qu'on a encore la force d'accepter de faire remonter cela à la surface ? Le dialogue sur les conséquences du changement climatique n'est donc véritablement possible pour une partie des sinistrés que si leur quotidien s'améliore.</p> <p><strong>Jean-René Thonard :</strong> Certains le font mais pas tous. Les inondations sont survenues très soudainement avec une violence inouïe. Certains parlent même de tsunami. Les gens restent dans la gestion de l'urgence.</p> <p>À Verviers, des Indiens ciriacos, victimes eux aussi d'inondations meurtrières, sont venus témoigner à l'invitation du CIEP, un organisme d'éducation permanente du MOC. Les victimes des inondations ont pris alors conscience que les mêmes phénomènes se passent à d'autres endroits de la planète. Ils comprennent mieux les effets globaux du changement climatique et que ce sont toujours les populations les plus fragiles et les plus précarisées qui en sont les premières victimes. On ne peut plus parler d'urgence climatique sans parler d'urgence sociale.</p></div> Le CRILUX http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3113 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3113 2022-05-16T10:46:00Z text/html fr Agnez Luxembourg Migrants Citoyenneté Réfugiés CRILUX <p>Service social essentiel pour les réfugiés et migrants de la province du Luxembourg <br class='autobr' /> Des milliers de familles ukrainiennes ont été jetées sur les routes d'Europe et affluent en Belgique depuis le mois de mars dans une détresse indicible. Pour répondre à cette détresse : des associations, des citoyens, les services publics s'organisent pour offrir à celles et ceux qui ont tout perdu un accueil humain et digne. Le CRILUX, Centre Régional d'Intégration du Luxembourg, fait partie des asbl accueillantes pour (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> / <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot12" rel="tag">Luxembourg</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot297" rel="tag">Migrants</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot361" rel="tag">Citoyenneté</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot626" rel="tag">Réfugiés</a>, <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?mot806" rel="tag">CRILUX</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3113-9b50e.jpg?1751557331' width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Service social essentiel pour les réfugiés et migrants de la province du Luxembourg</p></div> <div class='rss_texte'><p>Des milliers de familles ukrainiennes ont été jetées sur les routes d'Europe et affluent en Belgique depuis le mois de mars dans une détresse indicible. Pour répondre à cette détresse : des associations, des citoyens, les services publics s'organisent pour offrir à celles et ceux qui ont tout perdu un accueil humain et digne. Le CRILUX, Centre Régional d'Intégration du Luxembourg, fait partie des asbl accueillantes pour ce nouveau public, et pour toutes les personnes réfugiées.</p> <p>Près de 5.000 réfugiés ukrainiens seront accueillis par la province du Luxembourg. Le CRILUX, en tant qu'asbl œuvrant à l'intégration des personnes étrangères et d'origine étrangère, verra son activité s'amplifier encore davantage. Nicolas Contor, directeur et cofondateur du CRILUX créé 2004, est inquiet de l'actualité : « La plupart des associations vont être noyées par les arrivées des personnes réfugiées ukrainiennes. Nous allons essayer de suivre pour que l'offre de service social (composé de 12 personnes) puisse absorber au maximum la demande. Mais les moyens manquent. Nous ne voulons mettre personne de côté. Ni les personnes réfugiées que nous soutenons déjà, ni celles qui arriveront demain. Nous nous attendons à un volume de travail multiplié par dix. Après la lourde période due au coronavirus, les équipes sociales sont épuisées. »</p> <h3 class="spip">Près de 1.000 personnes accompagnées par le Crilux chaque année</h3> <p>Des personnes étrangères ou d'origine étrangère poussées sur les chemins de l'exil, le CRILUX en a accompagné très exactement 817 en 2020. Travaillant main dans la main avec le réseau associatif et les acteurs publics locaux, l'association oriente ces personnes vers les services adéquats et les accompagne directement dans leurs démarches administratives : équivalence de diplôme, validation des compétences, recherche de formations, obtention de la nationalité belge, etc.</p> <p>Concrètement, sur le terrain, l'action du CRILUX se décline en deux axes : l'appui et l'accompagnement des collectifs citoyens - sur des questions logistiques, d'information, de réseau partenarial, de recherche de moyens, par exemple - et le travail social de terrain pour les personnes migrantes et réfugiées soit en transit soit en recherche d'établissement en Belgique. « En partenariat avec le réseau associatif et public, nous orientons et outillons les personnes étrangères et d'origine étrangère, dans une approche bienveillante tout en faisant qu‘elles soient actrices de leurs choix », précise Nicolas Contor.</p> <h3 class="spip">« J'ai de l'espoir que la crise en Ukraine fasse bouger les lignes »</h3> <p>En tant que Centre Régional d'Intégration, le CRILUX est également chargé de mettre en œuvre le parcours d'intégration des personnes primo-arrivantes en province de Luxembourg. Un accompagnement gratuit de 18 mois qui facilite, chaque année, l'insertion réussie de plusieurs dizaines de migrants non européens dans l'ensemble de la province. Seulement voilà, ce dit-parcours n'est pas accessible à toutes les personnes réfugiées. Nicolas Contor espère son élargissement à toutes les personnes réfugiées qui le souhaitent : « J'ai de l'espoir que la crise en Ukraine fasse bouger les lignes pour les autres personnes réfugiées. Il y a une très belle mobilisation solidaire et citoyenne qu'il faut encourager. On constate aussi une prise de responsabilité de l'État : le statut de protection temporaire a été activé pour les Ukrainiens et les Ukrainiennes. Nous sommes ravis de cela. Cela veut dire qu'il est possible d'avoir une politique d'accueil pour tous, toutes, quelle que soit l'origine des personnes. Nous aimerions que les pouvoirs publics traitent tous les dossiers en attente avec le même niveau d'humanité. Et qu'il y ait un élargissement de l'accès à ce programme pour toutes les personnes réfugiées. »</p> <p>Depuis sa création et dans son travail quotidien, le CRILUX met tout en œuvre pour favoriser la cohésion sociale et un vivre-ensemble harmonieux. Des valeurs indispensables à partager avec des personnes qui ont particulièrement souffert dans leur parcours migratoire. Et qui en souffrent encore trop souvent une fois arrivées dans le pays de destination qu'elles rêvaient d'atteindre, faute de recevoir un accueil digne et humain.</p> <blockquote class="center"><br class='autobr' /> « On a quitté le Kosovo en novembre 2005. On est arrivé le 22 novembre. C'était déjà décoré pour Noël. J'avais 19 ans, j'étais perdue, j'arrivais toute seule [mon mari m'a rejointe la semaine suivante], je ne connaissais pas la langue. On m'a accueillie à la gare et je me suis sentie en sécurité. On était installé à Nassogne et je suivais des cours de français. Arbesa et Amet étaient bébés. Je n'avais pas de crèche à Rochefort. Je partais avec les poussettes dans le bus jusque Jemelle pour les déposer à la crèche, puis je reprenais le bus jusque Marche pour les cours de français. Notre premier appartement, c'était catastrophique. C'était trop petit pour la famille qui s'agrandissait. Et les voisins, ils vivaient la nuit, buvaient et dormaient la journée. Je n'osais pas faire sortir mes enfants. Quand on appelait pour un logement, l'interlocuteur raccrochait après avoir entendu qu'on dépendait du CPAS. Aujourd'hui, on est installé à Aye. On a de l'espace. Le voisinage est calme. On se sent libre, on se sent mieux. (…) On s'est toujours débrouillé, on a toujours travaillé. Malgré les difficultés, on a réussi. Recevoir des négatifs tout le temps, pendant près de 5 ans. Perdre son temps. Perdre espoir. Et puis, finalement, aujourd'hui, être très fiers de qui on est devenu. Je me sens comme tous les autres Belges. Je paie mes taxes. Mon projet futur ? Acheter une maison. »<div class="spip spip-block-right" style="text-align:right;">Valbona, réfugiée du Kosovo, 35 ans</div> <p><br class='autobr' /></p> </blockquote><blockquote class="center"><br class='autobr' /> « Je suis arrivé en Belgique en 2014 car je ne voulais pas m'engager dans l'armée syrienne. [Ahmad est palestinien, né en Syrie où ses parents y étaient réfugiés]. La Belgique ? C'est un autre monde. Mes premières impressions étaient très positives. Au début, je voulais absolument m'inscrire à l'école pour mieux apprendre le français et pour poursuivre les études. On m'a dit que j'étais trop âgé, j'avais 19 ans, et je n'ai donc pas pu m'y inscrire. Je me suis alors orienté vers la Trêve où j'ai suivi un an de cours de français. J'ai continué par deux ans de formation technique à Liège chez Technifutur avec des maths, des sciences, de l'informatique. Je voulais progresser en français. J'ai envie d'ajouter que j'ai également réussi mon permis de conduire ! Quelques mois après ma formation, j'ai commencé un contrat article 60 dans une blanchisserie dans la commune de Vielsalm. Puis, quelques semaines après, j'y ai été engagé en CDD comme ouvrier. (…) Là, je me sens vraiment très bien. J'ai un beau parcours depuis mon arrivée en Belgique. La suite ? Je vais me marier. Et après, j'achèterai une maison ! »<div class="spip spip-block-right" style="text-align:right;">Ahmad, réfugié palestinien, 25 ans</div> <p><br class='autobr' /></p> </blockquote></div> Conférence : urgence climatique et /sociale ? http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3118 http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?article3118 2022-05-12T13:55:44Z text/html fr Valérie Martin <p>Inondations du siècle, feux de forêts, sécheresses et vagues de chaleur rythment de plus en plus notre quotidien. Le changement climatique est là et bien là. Les sombres prévisions du GIEC prennent forme, y compris dans notre région. Et ce sont les plus démunis qui, les premiers, encaissent le coup… « Il nous reste trois ans... » La sentence des experts du climat se fait pressante : il nous reste ce temps précieux pour opérer une véritable révolution écologique, sociale et économique. <br class='autobr' /> Conférence, débat (...)</p> - <a href="http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/spip.php?rubrique110" rel="directory">Archives des actualités</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://localhost/vivre-ensemble-3.2.16/local/cache-vignettes/L107xH150/arton3118-c7f59.png?1751557331' width='107' height='150' /> <div class='rss_chapo'><p>Inondations du siècle, feux de forêts, sécheresses et vagues de chaleur rythment de plus en plus notre quotidien. Le changement climatique est là et bien là. Les sombres prévisions du GIEC prennent forme, y compris dans notre région. Et ce sont les plus démunis qui, les premiers, encaissent le coup…<br class='autobr' /> « Il nous reste trois ans... » La sentence des experts du climat se fait pressante : il nous reste ce temps précieux pour opérer une véritable révolution écologique, sociale et économique.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Conférence, débat et échanges : Urgence sociale/urgence climatique ?<br class='autobr' /> Nicolas VAN NUFFEL (Coalition Climat et CNCD) <br class='autobr' /> et Christine MAHY (Réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté)</p> <p><strong>Au Château de Wanne - 4980 Trois-Ponts </strong> <br class='autobr' /> <strong>Dimanche 15 mai à 10h30</strong></p> <p><strong>Une « passe de trois » :</strong><br class='autobr' /> 1) entamer la lente décrue de nos émissions de gaz à effet de serre : - 5% chaque année jusqu'en 2030 pour atteindre la neutralité en 2050 ;<br class='autobr' /> 2) atténuer l'impact social de ce changement de cap sur les plus faibles, tant au nord qu'au sud de la planète, en mettant tout en œuvre pour éradiquer la pauvreté ;<br class='autobr' /> 3) transformer de fond en comble notre système économique afin de garantir à chacun.e la dignité et une prospérité partagée dans le respect des limites de notre belle planète. <br class='autobr' /> Actions, solutions !<br class='autobr' /> Oui, face à l'urgence climatique et à l'urgence sociale, tout n'est pas irrémédiablement foutu : de belles solutions existent ! Certaines sont déjà̀ mises en œuvre avec succès aux quatre coins de la planète.<br class='autobr' /> Pour en parler avec vous, Action Vivre Ensemble a invité Christine MAHY, secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, et Nicolas VAN NUFFEL, directeur du département « Plaidoyer » du Centre National de Coopération au Développement – CNCD 11 11 11 Dimanche 15 Mai – 11h Château de Wanne P.A.F libre<br class='autobr' /> Dans le cadre du week-end d'action et de réflexion vivre-ensemble.be/we-wanne<br class='autobr' /> Au nom de <a href="http://www.vivre-ensemble.be" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>www.vivre-ensemble.be</a><br class='autobr' /> Paul Rixen <br class='autobr' /> 0472 / 63 43 91</p></div>